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COVID-19: Un syndicat en colère contre le Centre intégré de santé

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la santé et des services sociaux du Bas-Saint-Laurent effectue une virulente sortie contre le Centre intégré de santé relativement à la COVID-19.

Les leaders de ce syndicat accusent le CISSS d’une gestion déficiente des mesures de sécurité mises en place pour le personnel et les usagers. Le conseiller syndical, Yanick Proulx, considère que la situation est extrêmement problématique dans les différents CHSLD du territoire, particulièrement à Rimouski.

Monsieur Proulx fait valoir que ce n’est que mercredi que le port des masques a été rendu obligatoire pour tous les employés qui doivent s’approcher à moins de deux mètres des usagers. Alors que la consigne du fabricant stipule que la durée maximale du port du masque est d’une heure, il soutient que l’employeur demande aux préposés aux bénéficiaires de conserver le même pendant la totalité de leur quart de travail et de ne pas le changer même s’ils doivent se déplacer d’une chambre à l’autre.

Yanick Proulx souligne par ailleurs que selon une entente nationale prévoyant des mesures spéciales de santé et sécurité, l’employeur devrait prendre en charge le service de lavage des vêtements et s’assurer qu’il demeure à l’interne.

À la suite de la demande du syndicat pour faire respecter cet engagement annoncé dans un arrêté ministériel, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a simplement répondu que ce n’était pas possible de le faire souligne t-il. Il allègue aussi que les directions des établissements refusent également de communiquer aux employés le fait qu’un usager ait été testé et qu’il attende son résultat. Il poursuit en disant qu’on ne permet pas aux travailleurs qui vivent avec quelqu’un en attente d’un résultat de test de s’isoler qu’on les force ainsi à se présenter au travail en prétextant le manque de personnel.

Yanick Proulx estime que si des correctifs ne sont pas apportés rapidement, dès qu’un cas entrera dans un CHSLD de la région, ce sera catastrophique.

De son côté, la porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux, Ariane Doucet, tient à rassurer la population quant à ce qui se passe dans les Centres d’hébergement et de soins de longue durée. Madame Doucet précise que la situation est actuellement sous contrôle dans ces institutions et qu’il n’y a aucun cas de COVID-19.

Sur la question des masques, elle avance que leur port n’était pas obligatoire avant la déclaration du directeur national de la santé publique. Contrairement à ce que soutient le SCFP, Ariane Doucet mentionne que les travailleurs ne sont pas obligés de garder leur masque pendant tout leur quart de travail et qu’ils peuvent le changer si celui-ci est souillé.

En ce qui a trait aux uniformes, madame Doucet précise que son organisation les prête et les lave pour les employés affectés au coronavirus. Quant aux autres travailleurs, ils sont invités à l’enlever en finissant leur journée et de le mettre dans un sac pour le laver à la maison.

 

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