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Les infirmières à bout de souffle

Cindie Soucy, présidente du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-St-Laurent. Photo-CKMN

Rien ne va plus dans les négociations pour le renouvellement de la convention collective des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du Bas-St-Laurent.

Lors d’une assemblée générale extraordinaire mardi, les membres du syndicat ont qualifié d’insultantes les dernières offres patronales. La présidente du syndicat, Cindie Soucy, confie que l’employeur veut que les syndiqués travaillent partout sur le territoire, sans égard à l’unité de soins où ils exercent normalement, ni à la distance qu’ils auront à parcourir. Madame Soucy fournit l’exemple de la fusion d’unités qui feraient en sorte qu’une infirmière pourrait être appelée à se déplacer dans différents établissements.

La leader syndicale mentionne par ailleurs que des professionnels, spécialisés à l’urgence, pourraient se retrouver à travailler en Centre d’hébergement de soins longue durée, n’ayant ainsi pas les compétences pour occuper une telle fonction.

Quant au temps supplémentaire, les membres du syndicat réalisent, depuis plusieurs années, 150 mille heures annuellement.

Les syndiqués ont amorcé des moyens de pression comme la distribution de tracts à la population expliquant leur situation, le port d’autocollants et de vêtements noirs et jeans. Ils promettent aussi de se faire entendre dans les médias.

Une dernière rencontre de négociations avant le processus de médiation et éventuellement l’arbitrage aura lieu vendredi. Cindie Soucy souhaite obtenir un contrat de travail négocié et non pas imposé.

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